Partagez vos impressions sur les films que vous avez aimés ou détestés. Les critiques disponibles dans cette rubrique ne concernent que les films récemment distribués en Belgique par Cinéart et Cinélibre. Bonne lecture.
Copacabana
par
Francis
   
Il est des films merveilleux qui se cachent sous un nom de revue d'agence de voyage "middle classe".
Qui penserait que cette histoire se déroule dans le nord de la France et à Ostende ?
Et quelle histoire ? A nous les petites Brésiliennes ? Une Femme à Rio ?
Rien de tout cela, mais une comédie sociale toute en finesse et en humour décalé, douloureux parfois.
Une mère qui fait honte à sa fille ; rien de dramatique, non, juste cette gêne provoquée par l'excentricité de l'une, par la timidité conventionnelle de l'autre, par la différence de génération.
Le récit original, sortant des chemins battus du cinéma français préformaté pour la télé, nous amène dans la galère vécue par une femme comme il doit y en avoir des milliers.
Elle rame, elle n'a plus d'amour, elle cherche un sens à sa vie qui se déglingue, elle s'apprête au départ de sa fille unique, elle a une voiture qui tombe en panne, un copain qui voudrait bien être un peu plus, une amie qui ne peut plus l'être à force de donner sans recevoir.
Alors elle devient une travailleuse transfrontalière. Elle essaye de gagner sa croute et la partage d'emblée avec plus marginaux qu'elle. Elle s'intègre à un groupe de jeunes flamands, accueillants, ouverts et sympathiques, comme on les aime.
L'histoire continuera de faire de Isabelle Huppert une boule de treck billard, solide et chahutée.
Le rire tourne vite à la gêne, l'émotion est profonde et légère à la fois, jamais appuyée.
Mais ce qui fascine de la première séquence - celle du maquillage - à la dernière image du film, c'est le talent éblouissant d'une très très grande comédienne que l'on voit rarement aussi magistralement utilisée, mise en valeur dans d'autres films où déjà elle brillait.
Rien que pour voir cette grande dame du cinéma, la vision de ce film s'impose à ceux qui respectent et admire les talents d'exception.
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Tamara Drewe
par
Francis
   
Tamara Drewe est une superbe Partie de Campagne dans l'Angleterre rurale, telle que nous l'aimons, telle que nous la rêvons.
Sous la direction de Stéphane Frears, il ne faut pas s'étonner qu'il s'y noue des Liaisons Dangereuses.
Madame Gemma Arterton est la Queen de ce petit monde rassemblé dans cet univers que Agatha Christie aurait utilisé pour un crime de sang ; ici, c'est un crime d'amour qui aura lieu, après mille rebondissements d'oreillers en confidences, d'indiscrétions en désires (re)naissants.
Il ne faut pas en dire plus sur une histoire dont la découverte bien rythmée, aux méandres toujours inattendus, suffit a régaler le spectateur.
Un humour rare et très soutenu, diversifié, bien partagé entre les nombreux protagonistes aux caractères contrastés ajoute à l'histoire une dimension à la fois singulière et réjouissante.
Les personnages de ce récit ne devraient jamais se parler, ni même se croiser. Et c'est toute la magie du scénario de nous les mettre en présence, de les rassembler dans un petit monde désuet et charmant, qui va être ébranlé autant par les émotions que par les rires et les événements imprévisibles.
Tous les acteurs sont admirables de vérité, pas un qui soit excessif ou en retrait ; chaque rôle est tenu de la façon la plus parfaite ce dont ( seuls ? ) les acteurs anglais sont capables à un tel degré d'excellence. Deux adolescentes sont exceptionnelles !
Et avec eux, les animaux, chien, vaches, poules, qui donnent à la campagne cette odeur qui envahit la salle, l'odeur du terroir se mêlant à celle des scones à la crème.
La lumière magnifique des prises de vue d'extérieur est sublime et ajoute au film ce que Renoir, Manet, ou Turner nous ont appris à voir. En toutes saison. Les vues d'intérieur sont aussi belles, admirablement cadrées et mise en espace avec une subtilité qui colle au récit.
Ce qu'il faudrait retenir de ce film délicieusement réussi, c'est qu'il est construit sur une merveille de scénario.
La façon dont sont progressivement amenées les différents fils de l'histoire tisse une pelote d'une extraordinaire densité dont chaque nœuds, chaque méandre nous est connu, de nous seul qui savons avant les protagonistes les conséquences, les rebondissement qui s'enchaîneront.
Et pourtant à chaque moment, l'on est surpris par le cours que prend le récit, par l'endroit d' où viendra le coup suivant.
Si l'on devait un jour oser proposer aux scénaristes français ( mais pas seulement ) de faire un effort, de travailler un peu plus, Tamara Drewe serait un exemple superbe, de virtuosité et d'élégance.
Allez vous en rendre compte par vous même, avec vos amis ; ils vous diront merci.
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La Cantante de Tango
par
Julie
  
Un chef d'oeuvre de sensibilité, une grande actrice tout en émotions et une musique qui vous prend les 'tripes'. Très beau, très réussi. A voir pour les passionés de l'amour et de musique latine!
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La Tête en friche
par
Baert Hilde
 
Ja, ik kan u melden dat ik de film heel mooi vond, heel menselijk
en echt. Ik heb ervan genoten. Zo'n films wil ik in de toekomst
nog zien.
Gisteren stuurde ik een mailtje omwille van de vertaling. Zou
het in de toekomst kunnen dat ervoor een verstaanbare vertaling gezorgd wordt ? Dank bij voorbaat.
Vriendelijke groeten.
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La Tête en friche
par
Baert Hilde
 
Hallo,
We hebben de film nog niet gezien, maar we zochten de korte
inhoud op. De vertaling is hemeltergend slecht, bijna niet te
begrijpen. Schandalig om zo'n vertaling te geven.
Als de film goed is zal ik misschien een betere beoordeling
kunnen geven.
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Enter The Void
par
Francis de Laveleye
  
Tout a été dit sans doute sur ce film absolument extraordinaire, car ce mot a encore un sens.
L'histoire elle, en est banale : un frère et une sœur survivent à leurs parents dans un accident de voiture.
Et il n'est pas besoin d'être devin pour imaginer qu'un tel début dans l'existence prédispose mal au bonheur.
Le réalisateur nous fait partager un voyage intérieur exotique - car filmé dans Tokyo - d'une extravagante richesse, d'un rythme sans concession et d'un chatoiement visuel que ceux qui savent de quoi ils parlent, disent inspiré des visions sous effet de drogues.
Très peu pour moi.
Mais ici, il y a une cohérence narrative si forte que l'on entre dans ce sable (é)mouvant des consciences meurtries, confrontées à la déglingue de tout : les rapports entre hommes et femmes, les valeurs sociétales, le respect élémentaire de l'être humain.
Bref, c'est Orphique, nous descendons en enfer au plus bas de nous même.
Et les partis pris esthétiques de la réalisation nous donnent à voir cette recherche qui inspira Picasso au début du cubisme. Nous entrevoyons les traits de "Le Cri" de Munch, nous sommes complices des images inspirées de Warhol, et Vasarely ajoute sa touche incomparable à la dé-construction de la représentation du monde.
Les images "planantes", les longs éblouissements blancs évocateurs des NDE ( nearly dead experience ) et le point de vue systématiquement zénithal convergent pour nous donner un regard sur les choses de la vie qui transforme la vie même.
Hélas, ici pour partager un spectacle de bas empire. Le sexe n'est qu'un exercice payant, la crasse est la norme, la désespérance est le seul horizon.
Soit, si l'on arrive à surmonter cette fresque nauséeuse dans ce qu'elle a de provocateur et de lourdement et longuement didactique, des fulgurances vous récompensent, un regard d'une incomparable singularité vous réveille, une création originale et singulière s'offre à vous.
Mais ce n'est pas un cadeau. C'est un film fort, imprégnant, qui vous collera à l'âme longuement. Avec ce bénéfice incomparable de vous permettre d'entrer dans des univers dont la vie généralement vous tiens à l'écart. Heureusement.
Bon courage ; cela en vaut l'effort.
Francis de Laveleye.
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Rien de personnel
par
The DVD Planet.com
 
On pourrait presque parler de film visionnaire tant « Rien de personnel » est d’actualité. Imaginé pourtant avant la crise, le film de Mathias Gokalp, plutôt convenu, c’est sans aucun doute le moins que l’on puisse dire, sort de la banalité son récit des plus linéaires grâce à une illustration évidente d’une problématique sociale actuelle dramatique : la perte d’emploi. Le réalisateur prend pour se faire appui sur un casting intelligemment choisi (Jean-Pierre Daroussin, Mélanie Doutey ou encore Zabou Breitman). De là, il donne en suite à son métrage son rythme, hachuré, décousu, mais finalement en parfaite adéquation avec le sujet traité. Le film prouve également qu’il peut y avoir plusieurs lectures d’une même scène, simplement en changeant l’angle de vision… « Rien de personnel » ne fera sans doute pas l’unanimité auprès du public, mais s’y arrêter en vaut cependant la peine. A voir donc pour son sujet sensible et son casting brillant.
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Fleur du désert
par
Hakim SALECK (14 ans)
 
Imaginez une femme
Imaginez une femme
Qui a perdu ce qui prouvait que c’est une femme,
Qui chaque mois souffre,
Car on lui a enlevé une partie d’elle-même.
Imaginez une femme
Qui à cause d’une mentalité à sens unique,
Peine à vivre au jour le jour,
Selon des pratiques anciennes et barbares.
Imaginez une femme
Qui lutte contre une mutilation,
Qui lui a ôté le sens du plaisir,
Qui lutte contre cette pratique de l’excision.
Imaginez une femme,
Qui a trois ans perd sa féminité,
Qui toute sa vie crie et pleure,
A cause de cette incessante douleur.
Et bien, cette femme est bien réelle, et il y en a des Millions.
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Slumdog Millionaire
par
Vincent Hulin
Avec ce Slumdog Millionaire, Boyle prend d’assaut les banlieues miséreuses d’une mégalopole indienne pou réaliser une chronique tiers-mondiste (il existera toujours une minorité pour exploiter la pauvreté d’une majorité, ceci est écrit dans l’Histoire Monsieur Boyle - it is written!).
Fort de ses huit Oscars, cette reconnaissance ‘suprême’ présageait du meilleur, et du meilleur il n’en a absolument rien été, ce fut au contraire le pire !
Le scénario nous contraint à croire à ces coïncidences qui vont au-delà de toute compréhension humaine, le comble du ridicule étant atteint lors de l’épisode du petit enfant en Dieu Rama ! On ne frôle pas le ridicule, on nage en plein dedans !
Boyle utilise l’ellipse temporelle, la vie des deux enfants est transposée sur 3 périodes différentes, le clou du spectacle se situe dans la deuxième, lorsque les deux chérubins parlent un anglais digne d’étudiants en interprétariat (rappelons qu’ils viennent d’un bidonville, qu’ils ne savent ni lire ni écrire !). Nous ne somme plus dans le ridicule, mais dans un foutage de gueule indécent ! Oui, j’oubliais, ce sont de vrais petits guides touristiques, aussi ! Ces invraisemblances scénaristiques décrédibilisent ignoblement le ‘scénario’, Boyle jette en pâture ces deux gamins sans aucune approche de fonds, utilise les clichés habituels de la pauvreté, de l’exploitation en termes d’images chocs, mais quid de la genèse de cette situation ? Boyle ne nous épargnera pas non plus ce manichéisme estampé hollywoodien, cette lutte primaire du bien contre le mal.
Esthétiquement surfait, angéliquement sur-stylisé, on se croirait parfois dans un film New Age pour ados pré-pubères. Ses effets n’arrivent même pas à convaincre, ce plongeon de Jamal dans le caca est d’une bouffonnerie nauséabonde ; la scène de la baignoire avec ces liasses d’argent est d’une médiocrité abyssale (pourquoi Salim ne fuit-il pas ?!) ; la réponse laissée sur la glace embuée des toilettes est d’un prévisible absolu ; la scène du pourboire de 100 Dollars est d’une mièvrerie débile ! Cette surenchère d’effets et d’invraisemblances provoque des aigreurs d’estomacs à n’en plus finir, STOP !
Encensé par une critique quasi unanime, bien-pensante et conformiste, Slumdog Millionaire recueillera la consécration de ses pairs, cette Académie prestigieuse, qui lui décernera, entre autres, l’Oscar du Meilleur Film (en compétition avec notamment ‘The Reader’, ‘Milk’, et ‘Frost/Nixon’). Cette récompense constitue un parjure de la plus vile espèce, et institutionnalise une frange croissante de cinéastes investis d’une seule mission : faire de pognon au mépris de l’intelligence du spectateur ! Souvenons-nous qu’un film aussi profond et sincère que Salaam Bombay (Mira Nair), traitant du même sujet, n’ait même pas obtenu l’Oscar du Meilleur Film étranger en 1989 : incohérence, corporatisme, incompétence, tricherie ? Faites votre choix, il vous reste un appel a l’aide…celui du public !
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La Régate
par
Francis
  
La Régate doit rester dans la course.
C'est un film important par la force et l'originalité des sentiments évoqués, par la modestie des moyens mis en œuvre pour le faire.
Un premier film est toujours une gageure parce que l'auteur doit se confronter pour la première fois à des acteurs - certains confirmés - d'autres débutants, car d'un âge qui n'a pas laissé encore place à l'expérience.
Le réalisateur doit inscrire dans le cadre, l'image qu'il veut donner à un récit puissant mais sans moyens de l'illustrer avec faste.
Alors tout se joue sur les visages, sur les regards.
Le père qui semble attaché à son fils avec qui il vit "en couple" ( comme on le dit de rameurs ayant deux avirons) et qui déborde de cette rage que les frustrations sociales ont accumulé en lui.
Le fils qui ne sait comment se défaire de ce père violent, incapable lui aussi de trouver d'autres voies que les coups.
Une demi-sœur, éloignée, mais qui sait, et fera son devoir ; trop tard ? Ou simplement lorsqu'elle se saura comprise ?
Un entraîneur d'aviron teigneux, comme il convient, mais sensible et intuitif.
Un partenaire d'aviron imposé avec lequel il faudra apprendre à surmonter son refus de tous liens humains pour reconstruire petit à petit ce qui fait de nous des êtres sociaux.
Et puis les belles adolescentes cherchant à être désirées. Et qui provoqueront les larmes de ce cœur de môme que l'on croyait taillé dans la pierre bleu.
Dans un espace à peine montré, toujours cadré avec une force singulière, presque oppressante, ces personnages vont se confronter comme des joueurs de rugby, comme des catcheurs, mais qui ne tricheront pas !
Même dans la vie professionnelle de manœuvre du père et du fils, prolétaires sans horizon, l'exploitation prend la forme la plus dure, celle du rapport de force brutal avec le petit chef.
Comment s'en sortir, comment gagner ? La rage de vaincre va-t-elle trouver un exutoire dans l'aviron dont chaque coup dans l'eau est la vengeance des coups reçus. Même lors de la course, la caméra ne nous montre que l'effort, la confrontation, la lutte. Pas de plans larges, pas de respiration. Juste ce qu'il faut pour comprendre comment cela fonctionne un plan d'eau transformé en champs de courses pour rameurs. Les rameurs dorment sous tente, enfermés encore dans ces petites bulles de toiles qui les isolent à l'aube de la rencontre sportive qui transformera leur vie.
Jusqu'à la fracture, celle de l'os, celle définitive enfin entre le bourreau et sa victime, entre le mensonge et la vérité, entre le passé et un avenir affranchi.
Il y a dans ce film une sincérité qui retient l'attention et force l'adhésion, il y a dans le travail artistique une maîtrise et une vision qui annonce le talent dont on voit éclore la détermination et la singularité.
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Fleur du désert
par
Françis
  
Il est rare qu'un film puisse être conté en une seule phrase :
"Une jeune enfant se fait exciser, puis, adolescente, quitte sa famille pour fuir un mariage forcé avant d'être expédiée comme esclave à Londres où elle survivra avant de devenir mannequin internationale puis ambassadrice de l'ONU contre l'excision".
Il est plus rare encore de découvrir à l'écran un récit connu avec tant de surprises, d'émotions vraies, de fascination et d'empathie.
A y bien réfléchir, c'est parce que le scénario est très bien structuré. Et il nous livre les chapitres entremêlés de cette biographie, dans un ordre hiérarchique et non chronologique.
Chaque tranche de vie est placée là ou le spectateur la considèrera avec le plus de nuances, le plus de sensibilité.
Pas de pathos ; pas de stigmatisation.
Mais une réflexion en profondeur sur le destin de ces femmes qui n'ont de statut, d'avenir, d'honneur que si elles sont mutilées.
Et cette abominable condition qui se perpétue de mère en fille est très subtilement mise en perspective, dans toute sa complexité.
C'est lorsqu'on ne renonce pas aux mille nuances, aux méandres de la culture des autres, que l'on peut s'en approcher, les voir sous un jour plein de contrastes et d'intérêt.
Le film nous propose le récit simple, linéaire, des moments de la vie de cette femme qui plonge dans son passé lorsque lui reviennent les blessures qui ont marqué son chemin de croix.
Et ces récits entremêlés construisent une œuvre certes de facture classique, mais grâce à cela sans doute, accessible à tous.
La photographie du film rend très beaux les lieux et les gens ; le découpage des séquences permet d'en suivre les tensions internes.
Et il y a beaucoup de tensions entre d'innombrables rôles secondaires qui tous ajoutent un supplément d'humanité le long de ce parcours.
Nous devrions citer chaque personnage, pour ce qu'ils créent de liens, pour ce qu'ils témoignent des souffrances humaines, certes moins radicales que l'excision, mais qui montrent finement que notre monde n'a pas encore surmonté ces rapports de force, de pouvoir, qui sont la source de tant de blessures et de frustrations.
Voyez ce film pour ce qu'il est : un chant d'espoir, un hymne à la résilience, une contribution essentielle à l'histoire de la femme africaine. Africaine seulement ?
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Soul Kitchen
par
traversay
  
Comment dit-on "Feel good movie" en allemand ? Inattendu sur le terrain de la comédie, Fatih Akin se révèle un maitre queux plutôt doué dans Soul Kitchen grâce à quelques ingrédients dont il maîtrise parfaitement la cuisson (le scénario est moins brouillon qu'il n'en a l'air) et, surtout, une sauce sociale qui prend toujours aussi bien. Bien sûr, il y a dans le film quelques gags un peu gras et des situations délirantes qui feront faire la fine bouche à certains. Interprétation aux petits oignons et BO succulente aideront à digérer quelques scènes scabreuses et on retiendra l'essentiel. Un plat épicé juste comme il faut, à base de chaleur humaine et de débrouille systématique, qui cale bien l'estomac tout en titillant les sens. Un conseil : n'y allez-pas le ventre vide !
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