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Quand j'étais
petit à la télévision et au cinéma,
avant les films, on voyait toujours le lion de la Metro Goldwyn
Meyer, les projecteurs de la Twentiest Century Fox, le globe terrestre
de la Universal, et plein d'autre images de logos avant les films,
toutes des images de domination impérialistes.
Puis j'ai
commencé à m'intéresser un peu plus au cinéma,
et j'ai eu une période un peu extrémiste, où
je ne pouvais plus voir ces cornichonneries, la plupart américaines
qui me prenaient pour un con. C'est alors que j'ai remarqué
deux autres images avant les films, il y avait " Cinélibre
- le cinéma, un art vivant " et puis " Progrès
Films ". Quand je voyais ces logos, je savais une chose, c'est
que je n'allais pas voir une cornichonnerie.
Je me suis
même surpris, un jour, dans la rue, à remercier virtuellement
ces gens qui sortaient ces films, à leur dire, heureusement
que vous êtes là.
Et puis,
plus tard, je les ai rencontrés, j'ai vu ce qui se cachait
derrière ces logos, des gens dans des bureaux, qui travaillent,
passionnément, qui se cassent la tête pour savoir quand
et comment sortir un film, qui se disputent, qui ne savent pas,
se trompent, prennent des risques
Leur logo
ne représente pas (pas encore ?) une image de l'univers,
un tigre, un lézard, ou un garçon qui saute dans l'eau,
ni même un enfant qui roule en vélo devant la lune,
c'est toujours Cinélibre et c'est toujours " un art
vivant ".
Pourvu que
ça dure
Frédéric
Fonteyne,
Pour tous les les autres qui pensent la même chose:
Philippe Blasband, Patrick Quinet, Olivier Rausin.
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